Verticalité des décisions
C’est souvent une seule personne qui s’occupe et prend les décisions concernant l’aménagement.
« C’est quoi le plan ? » est un kit imprimable qui aide les collectifs à aménager ensemble leurs espaces partagés. À partir d’entretiens avec des associations et des colocations étudiantes, nous avons conçu et testé un dispositif low-tech qui place l’objet au cœur des discussions.
L’aménagement est un élément central de la vie des collectifs, pourtant il est souvent réalisé de manière solitaire : les logiciels d’aménagement intérieur sont peu propices à la collaboration et à la réflexion collective.
Nous avons d’abord mené 8 entretiens avec des responsables et des membres de collectifs pour identifier leurs enjeux et leurs difficultés. Nous nous sommes adressés à 4 profils : les colocations étudiantes, les collectivités locales, les associations et les syndics d’immeuble.
C’est souvent une seule personne qui s’occupe et prend les décisions concernant l’aménagement.
Il est difficile de faire participer tous les membres, par manque de temps ou de méthode.
Les outils utilisés par les membres sont décrits comme trop techniques et peu adaptés au travail collectif.
Les entretiens nous ont conduits à préciser notre cible : les associations et les colocations étudiantes. Ces deux profils partagent des problématiques communes, notamment des moyens limités et des enjeux liés à la vie collective, auxquels nous pensons pouvoir répondre.




Notre idée s’est organisée autour d’un objet low-tech : un kit imprimable pour permettre à un collectif d’imprimer et monter les objets à l’échelle, directement dans leurs locaux.
Les membres peuvent ensuite avoir un plan sur lequel ils peuvent déplacer les objets ensemble.

Nous avons également envoyé un scénario aux associations et étudiant·es que nous avions contacté·es afin d’avoir leurs retours sur notre projet.
L’objectif de notre première idéation est de concevoir des éléments basse fidélité, suffisants pour réaliser les premiers tests utilisateurs et orienter les prochaines étapes de conception.
Le premier test utilisateur a consisté à faire monter les patrons par 2 groupes successifs de 4 personnes.

En centralisant les consignes sur un seul document, on évite d’encombrer les fiches patron avec ces éléments.
Les retours nous ont permis d’améliorer le design des patrons en réduisant le nombre de languettes mais en augmentant leur taille, en séparant la feuille des consignes et les feuilles des patrons, et en modifiant les dessins des consignes pour les rendre plus explicites.



À partir des résultats du premier test et des retours des associations, nous avons conçu des prototypes haute fidélité en tenant compte des enseignements des tests précédents.
Nous avons fait le choix de faire réaliser la première version de notre maquette par un outil de design génératif : Claude Design. Nous lui avons fourni notre arborescence, une description précise des fonctionnalités et notre charte graphique : il nous a permis d’obtenir très rapidement la maquette interactive d’un site complet.

Le résultat obtenu comportait beaucoup de problèmes, mais il nous a permis d’avoir un prototype à inclure dans nos tests pour améliorer la cohérence de l’expérience et nous concentrer sur les éléments que nous souhaitions réellement évaluer.
En tant qu’élément secondaire, un site généré par IA permet de rediriger l’attention des participants vers ce qui compte vraiment : notre prototype physique et le lien social.
Nous avons enfin réalisé un test utilisateur avec tous les éléments de notre projet : les artefacts 3D à imprimer, le site internet et un atelier que nous avons conçu avec une narration permettant aux participants de se concentrer sur une problématique précise.


L’atelier s’organise en 3 étapes :
L’objet au centre du groupe stimule les discussions, les actions et cadre le sujet.
Les discussions avant la manipulation sont trop abstraites pour les participants.
L’intérêt du dispositif pour les structures n’est pas validé.
Conclusion
L’intérêt du projet n’a pas pu être validé. Si le dispositif s’est révélé intéressant dans son utilisation, il n’est pas certain qu’il réponde à un besoin assez fort pour être adopté.
En revanche, l’intérêt d’un objet physique est confirmé pour les projets collectifs : il offre un point d’accroche commun qui crée du lien.
Et ensuite ?
La dimension « à monter soi-même » apporte peu aux participant·es. Un dispositif prêt à l’emploi et plus robuste en renforcerait l’intérêt.
Si c’était à refaire, j’apporterais 2 améliorations
Ce projet vous parle ? Écrivez-moi, je serai ravi d’échanger sur ma démarche et sur vos besoins.